Alors bien sûr, il y a Léon Marchand, mais il y a Maxime Grousset ! À Singapour, il n’y a pas que des passagers d’Aircalin bloqués, il y a aussi les championnats du monde de natation dans lesquels le Calédonien triomphe. Deux titres de champion du monde, excusez du peu ! Maxime ne nage pas, il vole. Et le monde entier parle de lui, usant des superlatifs. C’est magnifique, c’est formidable, ça fait monter les larmes aux yeux. Maxime Grousset fait parler de la Nouvelle-Calédonie de la plus belle des manières. Pour une fois… On en avait bien besoin. On a besoin que l’on parle de nous différemment qu’au travers des images d’incendies, de destructions ou de militants hurlant des slogans haineux et racistes. On a besoin que l’on parle de nous différemment qu’avec les images et les mots de ceux qui rejettent l’avenir que propose l’accord de « Bougival » et auquel croit une majorité de Calédoniens, silencieuse et désabusée par ces postures politiciennes répétées. Cela fait si longtemps que les médias de France parlent de la Nouvelle-Calédonie pour en souligner les malheurs. Alors oui, les images de Maxime Grousset dominant entièrement sa finale du 100 mètres papillon, et qu’il soit précisé par les commentateurs qu’il est « Calédonien » font du bien. Merci Maxime.
Nicolas Vignoles



