Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a adopté hier un plan global de réformes sociales, budgétaires et fiscales. Objectif affiché : amorcer le redressement des comptes publics et garantir le déblocage de la deuxième tranche du prêt garanti par l’État.
Endettée, déséquilibrée, à bout de souffle : la Nouvelle-Calédonie n’a plus le choix. Pour éviter le crash financier et social, le 18e gouvernement a dévoilé hier un vaste plan de réformes, aux allures de cure de choc. Fiscalité, retraites, aides sociales, fonction publique, santé : aucun pilier du modèle calédonien n’échappe à la refonte. Objectif affiché : revenir à l’équilibre d’ici 2028, et regagner la confiance des Calédoniens… et de l’État. L’enjeu est de taille.
Adopté à l’unanimité
Fruit d’un travail de synthèse du PS2R du 17e gouvernement, de la conférence économique et sociale de mai, et de plusieurs séminaires au Congrès, le texte a été adopté hier à l’unanimité en séance collégiale. « Toutes les formations politiques l’ont voté. Ce n’est pas si courant », ont salué de concert Christopher Gygès et Thierry Santa, venus présenter le plan devant la presse. Son objectif ? « C’est d’abord de répondre à une obligation intégrée dans la convention que le président du gouvernement a signée avec le ministre d’État, Manuel Valls, au mois de mars dernier, qui prévoit les modalités de mobilisation du prêt garanti par l’État », a détaillé Thierry Santa.
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Béryl Ziegler



