Coup de théâtre politico-juridique : condamné à une peine d’inéligibilité en novembre 2024, Jacques Lalié avait été déchu de ses mandats de président de la province des îles Loyauté et de membre du Congrès. Il va finalement réintégrer les institutions… en attendant les décisions du Conseil d’État et du Conseil constitutionnel.
C’est un retour sur la scène politique… pour le moins inattendu. À la faveur d’une décision du Conseil d’État concernant Philippe Gomès et Philippe Michel, Jacques Lalié va retrouver ses mandats de conseiller de la province des Îles Loyauté et du Congrès. L’information, dévoilée par la radio RRB, a été rendue publique par l’institution du boulevard Vauban hier après-midi. « Il sera réintégré prochainement dans les effectifs de l’assemblée », a annoncé le Congrès par voie de communiqué.
En novembre dernier, Jacques Lalié n’avait pas eu d’autre choix que de mettre sa carrière politique entre parenthèses. Condamné en première instance pour favoritisme et travail dissimulé (entre 2019 et 2022), le président de la province des Îles Loyauté avait contesté cette décision judiciaire. La cour d’appel avait alors été beaucoup plus sévère en le condamnant à un an de prison avec sursis, une amende d’un million de francs et une inéligibilité d’une durée d’un an. Cette peine avait été assortie d’une exécution provisoire, c’est-à-dire qu’elle était applicable immédiatement. Jacques Lalié avait donc été aussitôt déchu de ses mandats par un arrêté du Haut-commissaire, qui l’avait déclaré démissionnaire d’office de ses mandats. Alors qu’il avait appris cette condamnation par la cour d’appel en pleine séance du Congrès, le responsable politique avait fustigé « la justice coloniale » qui l’avait « baffé ». La suite est connue de tous : le 27 décembre 2024, Mathias Waneux, élu UC-FLNKS, a obtenu 13 voix sur 14, ce qui lui a permis de prendre la présidence des Îles.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



