En octobre 2023, la saisie de plusieurs armes et de chargeurs chez un habitant du Nord a lancé les enquêteurs sur la piste d’un possible trafic d’armes. Mais les investigations n’ont rien prouvé. Et le tribunal en a tiré toutes les conclusions.
C’est un dossier judiciaire qui a fait pschitt. Lorsqu’il est plaqué au sol et menotté par des gendarmes cagoulés de l’unité d’élite du GIGN devant le bureau de l’OPT de Koné, le 3 octobre 2023, cet habitant ne s’attendait pas à ce que sa vie bascule. Les douaniers, eux, chargés de l’affaire, en sont convaincus : ils viennent de mettre la main sur un importateur d’armes potentiellement dangereux et pas tout à fait recommandable. L’homme de 48 ans est interpellé alors qu’il vient de réceptionner un chargeur de Glock (neuf millimètres). Dans son véhicule, les douaniers découvrent, stupéfaits, un pistolet semi-automatique Glock 26 et trois chargeurs (de 37 cartouches) de calibre 9 millimètres sous le siège avant. Un second pistolet semi-automatique de type Colt et de calibre 22 Long Rifle (LR) est également retrouvé dissimulé dans sa voiture. L’arme est carrément chargée. Et puis, que dire de cet arsenal de guerre découvert par les agents lors de la perquisition de son domicile : un chargeur de 31 cartouches pour pistolet automatique de type Glock 26, une baïonnette pour fusil d’assaut russe, un chargeur tambour pour un fusil d’assaut russe, une lunette thermique ou encore un silencieux.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



