Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’annonce de la signature d’un accord à Bougival suscite les commentaires. On se bouscule sur les réseaux pour dire à qui mieux mieux tout le mal que l’on pense de ce texte, parce qu’il n’assure pas l’indépendance pas plus qu’il ne ménage le statu quo. Certaines publications recommandent déjà de voter Non au référendum programmé pour février de l’an prochain. D’autres, plus inquiétantes, susurrent des menaces à l’encontre des signataires, plus particulièrement chez les indépendantistes. Tout cela est bien agaçant, mais c’est le lot des réseaux qui offrent au vulgum pecus de donner son avis sur des sujets et leur contexte dont il ignore l’essentiel. D’ici la ratification ou non de l’accord, nous aurons le temps de nous faire un avis, d’entendre les explications des uns et des autres, de lire les textes afférents et de les comprendre. Pour nous faire une idée, forger notre conviction et nous déterminer en notre âme et conscience et en toute connaissance de cause. Tout ce qui est dit aujourd’hui résulte de la colère, toujours mauvaise conseillère, et témoigne de la rage qui motive certains. Ces mêmes, partisans du plus petit dénominateur commun, n’ont d’ailleurs pas la moindre idée de ce qu’il aurait fallu proposer en lieu et place de Bougival, c’est-à-dire une solution de compromis qui réunisse tout le monde.
Nicolas Vignoles



