On ne peut pas dire que la Nouvelle-Calédonie ne soit pas une terre de démocratie. En trente-huit ans, elle aura connu six référendums et quatre accords. Et rien n’a jamais été facile.
Pour ce qui est du recours au peuple, la Nouvelle-Calédonie est sûrement la terre la plus gaullienne de la Nation. Sur la question essentielle, vitale, de leur avenir, les Calédoniens ont donc été consultés à six reprises depuis le référendum Pons de 1987. La consultation du peuple, affirmant ainsi sa souveraineté, expression ultime de la démocratie participative, a été l’alpha et l’oméga de la politique française en Nouvelle-Calédonie. Jusqu’à permettre aux uns comme aux autres de ne pas y prendre part, au travers de l’abstention ou du boycott, comme ce fut le cas en 1987 et en 2021. Mais il est acquis depuis quarante ans que rien de ce qui touche à leur avenir ne peut être tracé sans l’aval ou le rejet des Calédoniens.
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Nicolas Vignoles



