Le jour se levait samedi sur la commune des impressionnistes, quand tous les membres de toutes les délégations ont apposé leurs paraphes au bas d’un accord. L’issue d’une très longue négociation.
En fait, ce sommet de la Nouvelle-Calédonie, initié par le président de la République, s’est joué au terme d’une très longue séquence. Enfermées pendant toute une semaine dans le Hilton de Bougival, les délégations calédoniennes ont discuté, ferraillé, bataillé, négocié, échangé. Avec des moments de tension, mais aussi des rapprochements. Indépendantistes et non-indépendantistes ont tenu des réunions avec ou sans l’État, entre eux, en plénière ou en bilatérale, dans des apartés, au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner. Bref, jour et nuit. Un dialogue inédit pour la Nouvelle-Calédonie. Jusqu’à cette dernière nuit que d’aucuns qualifieront d’historique.
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Nicolas Vignoles




