Des collectes de déchets dangereux

Le SIVM Sud lance une campagne qui commence ce samedi.

N’ayant pas de solution de financement et aucune visibilité sur la mise en place d’une réglementation permettant une organisation autofinancée de la collecte et du traitement des déchets, le Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVM) du Sud, compétent pour le traitement des déchets des communes de Boulouparis, Bourail, La Foa, Farino, Moindou, Sarraméa et Thio, a fait le choix de tarifier les dépôts en déchetterie des principaux déchets dangereux.

Dans l’attente d’une réglementation type « responsabilité élargie des producteurs » (REP), déjà existante pour les accumulateurs usagés au plomb, les huiles de vidanges, les piles, les déchets d’équipements électriques et électroniques, les pneumatiques usagés et les véhicules hors d’usages, le comité syndical du SIVM Sud a pris une délibération en novembre pour mettre en place des collectes payantes à destination des usagers des déchetteries, professionnels comme particuliers.

Dix tonnes par an

Les déchets dangereux spécifiques (DDS) sont estimés à 10 tonnes par an sur les communes du SIVM Sud. Et, plus de 70 % de ce gisement sont constitués par les pots de peinture. Or, la collecte et le traitement de ce type de déchets nécessitent un budget de l’ordre de 6 millions de francs par an, budget que le SIVM Sud n’a pas à ce jour. Ces nouveaux tarifs ont engendré une autre problématique, celle des dépôts sauvages. « Nous demandons aux agents de déchetteries de refuser les déchets dangereux sur les déchetteries, mais la réalité est qu’on retrouve ces mêmes déchets dangereux dans les dépôts sauvages ou aux portails d’entrée après les refus », déplore Régis Roustan, président du SIVM Sud.


Calendrier et prix

Trois premières campagnes de collecte sont déjà annoncées : ce samedi à la déchetterie de La Foa (8 h – 12 h), le 5 avril à la déchetterie de Boulouparis (8 h -12 h) et le 19 avril à la déchetterie de Bourail (8 h – 12 h). Le prix à payer, par kilo déposé, va de 350 francs (peintures acryliques) à 1 650 francs (le Xylophène, un produit pour traiter le bois).



Solen Le Bagousse

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