Avec une chute des ventes et des incertitudes économiques, le marché peine à redémarrer, mais quelques signes d’espoir émergent pour 2025.
Dans une situation post-émeutes, le marché de l’immobilier peine à se relancer. « Nous avons réalisé cinq ventes depuis mai. Ce n’est même pas une vente par mois », se désole Sylvie Robbe, directrice de Nouméa Immobilier. Et Alexandre, syndicaliste de la Confédération des professionnels de l’immobilier de préciser que « sur le mois de décembre 2024, nous avons fait 53 ventes sur le marché global de la Nouvelle-Calédonie, contre 230 en décembre 2023 ». « On est sur une perte de chiffre d’affaires de 84 % par rapport à l’année dernière », complète Damien Autiero, co-fondateur d’Alliance Immo. Bien que les chiffres diffèrent légèrement d’un secteur à l’autre, avec une baisse moins marquée dans les quartiers sécurisés, qui sont de plus en plus prisés ces derniers mois, le constat demeure inchangé : « c’est une catastrophe ».
Une « baisse de 30% »
« Nous avons eu beaucoup d’annulations de compromis », explique Damien Autiero. « Nous avons des biens qui étaient sous compromis à 31 millions. Et aujourd’hui, à 22 millions ils ne trouvent toujours pas preneur. » Une perte de près de 30% sur les biens, constatée par les différentes agences contactées, et malgré tout, des ventes qui n’aboutissent pas. « Nous avons beaucoup plus de mandats que nous avons de demandes d’achat. La grosse difficulté, ce n’est pas tant le prix, c’est que nous n’avons pas de demande », rapporte la directrice de Nouméa Immobilier. Un phénomène aussi constaté par l’IEOM (Institut d’émission d’Outre-mer), qui affirme « qu’il y a beaucoup moins de demandes depuis les émeutes ». Et en effet, les chiffres communiqués par l’Institut démontrent que la production de crédit aux particuliers diminue.
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Lucile Chaurand



