La situation dans le nord de la Grande Terre confirme, plus gravement, la tendance nouméenne, depuis la mise en sommeil de l’usine KNS.
Fin juin, on lisait déjà dans nos colonnes : « la baisse des transactions des ventes a commencé ‘’en octobre 2023’’, avec le constat que ‘’moins de monde cherchait à acheter’’. Puis ‘’ça s’est aggravé en début d’année, avec la mise en sommeil de KNS. Depuis, nous n’avons eu aucune vente. C’est passé d’un secteur fragile à inerte’’ », témoignait Arnaud Nicoli, le gérant de l’agence Immo Nord.
Et en effet, Sylvie Robbe, directrice de Nouméa Immobilier, détenant une antenne à Koné, atteste avoir eu « 80 débaillements en quelques semaines », par vagues, depuis la mise en sommeil de KNS en mars 2024, et davantage encore depuis son arrêt total il y a quelques mois. « Nous avons 80 logements vides, c’est mortel », confirme-t-elle.
« Aujourd’hui, le volume de vente est encore un peu plus réduit, mais il y a des gens qui restent attachés à cette zone. Certains qui, malgré tout, travaillent notamment dans le secteur public et donc qui continuent à louer ou acheter des biens », explique Alexandre, syndicat de la Confédération des professionnels de l’immobilier. Et Sylvie Robbe de confirmer que la tendance est davantage à la location, qu’à l’achat : « dans le Nord, les ventes ce n’est même pas la peine, c’est zéro ». Mais au syndicat, on reste positif, « c’est un petit marché qui se stabilise et qui a connu depuis des années des grandes difficultés, donc qui est déjà très résilient », affirme Alexandre.
Lucile Chaurand



