« Quand j’étais plus jeune, j’avais vocation à devenir policier »

Toute l’année, les effectifs de la police nationale sont régulièrement renforcés par des membres de la réserve opérationnelle. Et, pendant cette période de vacances scolaires, ils prennent part, notamment, aux patrouilles pédestres qui sillonnent les quartiers sud de Nouméa.

Dans la rue, vous ne les distinguerez pas. Comme tout autre policier en service, ils sont en tenue, gilet par balles sur les épaules et arme à la ceinture. Pourtant, ils ne sont pas policiers de formation et font partie de la réserve opérationnelle. C’est le cas de Justin*, fonctionnaire de 38 ans qui travaille depuis trois ans dans un service gouvernemental. Une mission citoyenne qu’il a décidé de remplir depuis l’année dernière.

Une trentaine de vacations au compteur

Après avoir suivi une première partie de la formation fin avril, il l’a achevée, après les émeutes du mois de mai, en novembre. Avant d’attaquer ses premières vacations. Depuis, il sillonne régulièrement les rues nouméennes pour répondre à des besoins précis. Sur un événement spécial, dans un centre commercial, lors d’élections ou encore dans des lieux publics particulièrement fréquentés, comme c’est le cas actuellement dans les quartiers sud de Nouméa, en pleine période de vacances scolaires. « Les réservistes sont là pour renforcer les équipes de terrain et pour qu’il y ait une meilleure visibilité. Ils ont une mission de prévention notamment. Car, la population, quand elle voit la police, forcément elle est contente, elle est rassurée », explique le capitaine Heïdi Henin, qui s’occupe du dispositif.

Mercredi après-midi, le long de la plage de la baie des Citrons, où quelques Nouméens profitaient sur le sable malgré la météo maussade, Justin*, qui était également accompagné par deux autres réservistes ce jour-là, en plus de professionnels aguerris évidemment, effectuait « sa trentième vacation à peu près ». Des journées qui lui permettent, aujourd’hui, de remplir « un rêve de gosse ». « Quand j’étais plus jeune, j’avais vocation à devenir policier, mais j’ai finalement suivi une autre branche. Mais, dans ma mission actuelle, je suis amené à travailler avec la police. Donc, quand j’ai entendu parler de la réserve opérationnelle, je me suis inscrit », raconte-t-il, droit dans ses bottes, mais le sourire aux lèvres.

La réserve opérationnelle est un dispositif récent dans les rangs de la police nationale.

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Connectez vous pour y accéder !

Claire Gaveau

Fil d'actualité

Georges Selefen : « La route Paris a sauvé la compagnie »

Sa parole est rare. Deux ans après son arrivée...

« Passer au-delà des blocages administratifs » : à Rivière Salée, dialoguer pour vaincre la délinquance

Depuis cinq mois, la police nationale et différents acteurs...

Loyalistes et Rassemblement pour une politique de sécurité

C’est sous un chaud soleil, et dans un quartier...

Jacques Lalié : pourquoi la Cour de cassation a annulé sa condamnation

Un an et demi après la condamnation de Jacques...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

Georges Selefen : « La route Paris a sauvé la compagnie »

Sa parole est rare. Deux ans après son arrivée à la tête d'Aircalin, Georges Selefen a accepté de faire le point sur la situation...

« Soutien Carburant Pro » : le gouvernement débloque une aide exceptionnelle pour les professionnels

Face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement a mis en œuvre dès ce jeudi et pour trois mois un dispositif d’aide...

« Passer au-delà des blocages administratifs » : à Rivière Salée, dialoguer pour vaincre la délinquance

Depuis cinq mois, la police nationale et différents acteurs du quartier de Rivière Salée se réunissent en petit comité pour chercher des solutions concrètes...