C’est le rendez-vous incontournable de fin d’année, celui des élèves et parfois des familles, pressés devant les panneaux d’affichage indiquant les résultats du bac. Avec en point d’orgue les scènes de liesse marquant la réussite des uns ou des autres. Grâce à la CCAT, la cuvée 2024 du baccalauréat avait une saveur particulière, les élèves de Terminale ayant subi un grand trou dans leur apprentissage et leur préparation, d’où le recours massif au contrôle continu (qui cette année hélas aurait été quelque peu discontinu). L’annonce des résultats du bac relance toujours le débat sur l’intérêt de maintenir un examen qu’en règle générale, près de 80% des postulants obtiennent (voire plus). Au fil des ans, le bac a perdu ce qui en faisait la raison d’être : la sanction par le mérite et le travail d’un parcours scolaire secondaire. Bien sûr, tout le monde ne le décroche pas forcement (encore heureux !), mais on n’est pas loin d’accorder l’examen à toute une classe d’âge comme le souhaitait en son temps Jean-Pierre Chevènement, entrainant par voie de conséquence un nivellement par le bas. Dès lors, le bac a perdu de sa force, de sa cohérence et de son intérêt, mais jusqu’à présent, personne n’a encore osé le réformer. Cela étant, félicitations à tous les jeunes Calédoniens qui ont décroché leur baccalauréat et bonne chance pour la suite.
Nicolas Vignoles



