Un homme de 32 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Nouméa pour avoir incendié l’édifice religieux et inscrit un tag antimaçonnique en septembre dernier. Il voulait s’en prendre « aux objets tabous ».
Il a porté atteinte à l’Église catholique. Et son geste a plongé les paroissiens dans une profonde incompréhension. Dans la nuit du 8 au 9 septembre dernier, un homme de 32 ans, récemment interpellé et jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nouméa mardi, avait pris pour cible l’église de Saint-Denis, à Balade (Pouébo), la première de Nouvelle-Calédonie. À l’aide « d’aiguilles de pins » et d’un briquet, il avait mis le feu au tabernacle, le meuble qui abrite le ciboire contenant l’Eucharistie près de l’autel, et à la porte en bois du bâtiment. Il avait aussi inscrit un tag sans équivoque sur la façade : « plus d’autorité maçonnique ou religieuse dans le pays ». Au petit matin, la population avait découvert le sinistre qui, fort heureusement, n’avait pas atteint la structure même de cette petite église particulièrement symbolique pour la communauté religieuse. C’est ici même qu’a commencé l’évangélisation catholique du territoire en 1843, dix ans avant la prise de possession par la France. Cet incendie n’était d’ailleurs pas un cas isolé depuis le déclenchement de l’insurrection de mai dernier. C’était la sixième fois en seulement en quatre mois qu’un site religieux était ciblé après ceux de Saint-Louis (Mont-Dore), de Vao (île des Pins), de Thio-Mission, de Kongouma (Touho) ou encore de Tyé (Poindimié).
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




Normal, l’Azerbaïdjan est musulmane. Donc, ils ont reçu l’ordre de supprimer tout ce qui représente les autres religions.