Un an après le pogrom du 7 octobre 2023 sur le sol israélien, et alors que la communauté juive de Nouvelle-Calédonie s’apprête à célébrer à partir de demain Yom Kippour (le jour du grand Pardon), nous sommes allés à la rencontre de Philippe Mestman, le président de l’association culturelle israélite de Nouvelle-Calédonie (ACINC).
LVDC : Pouvez-vous nous présenter cette association, l’ACINC, que vous présidez depuis un peu plus d’un an?
Philippe Mestman : C’est une association qui a été créée il y a maintenant une trentaine d’années. Elle a permis de fonder la synagogue de Nouméa. Je ne suis que l’humble héritier des fondateurs de cette association. Quand j’ai été élu président, la synagogue venait d’être fermée par le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, parce qu’il y avait un arrêté de péril. La première mission du bureau de l’association a été de trouver des financements pour les travaux de réfection de la synagogue afin qu’elle puisse rouvrir le plus rapidement possible. En l’espace de sept mois, nous avons trouvé de l’argent, lancé les travaux pour se mettre aux normes et finalement pour rouvrir la synagogue en mars dernier.
LVDC : Quelques mots sur la communauté juive de Nouvelle-Calédonie, que représente-t-elle en termes « d’effectifs » ?
P.M. : C’est assez variable puisqu’il y a ce qu’on appellerait des résidents permanents, auxquels s’ajoutent des gens qui viennent pour quelques années et qui se rapprochent de la communauté. Nous avons un socle de donateurs d’environ quatre-vingts personnes, ensuite on estime entre cent-vingt et cent-cinquante personnes le nombre de coreligionnaires sur le territoire.
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Lionel Sabot


