Un ancien salarié de la société Hélicocéan était accusé devant le tribunal d’avoir caché du dichromate de potassium, une puissante substance toxique, dans la machine à café, en 2020. La défense a plaidé « l’accident domestique ».
Un empoisonnement prémédité qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. Le tribunal correctionnel de Nouméa a reconnu coupable, ce vendredi, un mécanicien d’hélicoptère, désormais à la retraite, d’avoir introduit du dichromate de potassium dans le réservoir à grains de la machine à café de la société Hélicocéan. Cette substance particulièrement toxique, et à manipuler avec précaution, est principalement utilisée dans l’industrie pour ralentir l’effet de corrosion des pièces métalliques.
Quatre ans après les faits, la juridiction s’est replongée dans ce dossier d’instruction qui avait été initialement ouvert pour « tentative d’assassinat » et qui a finalement abouti au délit « d’administration volontaire de substances nuisibles ayant porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique d’autrui ».
Au sein de la société qui gère une flotte d’hélicoptères sur l’aérodrome de Magenta, personne n’a oublié cette journée du 5 octobre 2020. Au petit matin, alors que chacun discute de l’organisation du planning et des plans de vol à venir dans la journée, un pilote et une agente commerciale se servent un café en utilisant la machine que les salariés partagent. Une banale habitude du quotidien qui aurait pu leur coûter la vie.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



