Comme il n’y a plus d’argent dans les caisses, il faut faire des économies. C’est dans cet objectif que le gouvernement a adopté deux avant-projets de loi de pays.
Comme pour ce qui est de la CLR, ces deux textes ont été longuement discutés avec les partenaires sociaux, sans pour autant obtenir leur agrément : nous en avions parlé dans des éditions précédentes. Pour faire face, le gouvernement a décidé de la création d’un jour de carence. Le principe, mis en place en Métropole en 2018, prévoit qu’en cas d’arrêt maladie, un agent de la fonction publique n’est rémunéré qu’à compter du deuxième jour. Le premier n’est pas payé. C’est donc ce principe que le gouvernement propose aux élus du Congrès de mettre en place, même s’il l’a « aménagé » face à l’opposition des syndicats. Le jour de carence en Nouvelle-Calédonie ne s’appliquerait qu’à partir du troisième arrêt maladie pris dans l’année par un agent, et la mesure devrait s’appliquer à partir du 1er janvier prochain. Le second texte concerne donc le gel des avancements (qui se font de manière automatique) dans la fonction publique. Selon le gouvernement, cette mesure, qui devrait faire économiser 100 millions pour la seule administration dépendant de la Nouvelle-Calédonie, s’appliquera de manière temporaire dès maintenant, jusqu’au 31 décembre 2025.
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Ines Figuigui et Nicolas Vignoles