Certains, beaucoup peut-être, se satisferont que la Nouvelle-Calédonie ait envoyé à l’Assemblée nationale un député non-indépendantiste et un second indépendantiste. Une sorte de « en même temps » à la Calédonienne. Dopés sans doute par l’imminence de Kanaky que lui ont fait miroiter les émeutes, les mots d’ordre et les actions de la CCAT, les indépendantistes se sont mobilisés d’une manière que l’on peut qualifier d’exceptionnelle, offrant à leurs candidats des scores à la soviétique, notamment aux Îles et sur la côte Est. Le climat de violence dans lequel nous sommes plongés depuis des semaines, illustré par les sept car-jackings survenus ce dimanche au Mont-Dore, n’aura donc eu aucune incidence, sinon que les candidats non-indépendantistes n’ont pas pu mener une campagne normale et sereine. Ces législatives ont donc conclu à un 1 + 1. Quelles en seront les conséquences pour la suite ? Il va bien falloir sortir du bourbier politique, institutionnel, économique et social dans lequel nous sommes englués. Un « partage des rôles » serait-il une solution possible ? Dans l’atmosphère du moment, j’en doute fort.
Nicolas Vignoles



