Rencontre avec… Alcide Ponga

Arrivé en seconde position au premier tour des élections législatives dans la seconde circonscription, Alcide Ponga défend les couleurs du camp non-indépendantiste face à Emmanuel Tjibaou.

La voix du Caillou : Nous sommes à trois jours du scrutin du second tour, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Alcide Ponga : Tout simplement combattif. Je suis en effet au second tour dans la deuxième circonscription, il faut donc être combattif ne serait-ce que pour mobiliser davantage. Il faut en effet aller convaincre les abstentionnistes. 48 000 électeurs de la deuxième circonscription ne sont pas allés voter dimanche dernier. Il faut donc aller leur parler, leur donner envie d’aller voter et surtout de nous suivre. Et puis il y a aussi les électeurs des candidats qui ne se sont pas qualifiés pour le second tour, je pense notamment à ceux de l’Éveil océanien et de Calédonie ensemble que nous espérons convaincre.

LVDC : Justement quel est votre message de mobilisation ?

A.P. : Vous savez, nous avons une ligne claire et sans ambiguïté. C’est d’ailleurs une des satisfactions du premier tour, je veux dire que de nombreux Calédoniens se sont retrouvés sur cette ligne claire que je défends. Maintenant pour le second tour, il n’y a qu’une seule question à se poser : quel député voulez-vous envoyer à l’Assemblée nationale ? Bien sûr, il y a les discussions politiques, sur la manière de sortir de l’accord de Nouméa, mais dans le contexte actuel, quel député saura travailler avec le gouvernement, avec l’État, avec la France pour aider les Calédoniens à sortir de la situation économique et sociale catastrophique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui ? L’élection est politique certes, mais ce qui retient l’attention des Calédoniens, c’est la situation économique et sociale. Au moment où nous nous parlons, on ne peut rien faire sans l’État et donc sans la France. Pour moi, le choix c’est la France, pas l’indépendance.

LVDC : Ce que vous voulez dire, c’est qu’envoyer un député indépendantiste à l’Assemblée nationale, serait un mauvais signal adressé au nouveau gouvernement et à la France ?

A.P. : Mais tout à fait ! Et je le dis clairement ! Il faut envoyer à l’Assemblée un député républicain, qui défend les valeurs de la République, qui veut travailler avec l’État et surtout qui porte la voix de ceux qui ont dit non à l’indépendance à trois reprises. Envoyer un député qui est contre la France, qui demande l’indépendance pour « sortir » de la France, je ne vois pas de logique là-dedans. Comment un député qui tient ses positions-là, poussé par son parti politique et ses pairs, va-t-il faire pour défendre les intérêts des Calédoniens dans la France ? Non, il ira défendre ses intérêts à lui qui sont des intérêts indépendantistes. Il faut le dire clairement, moi je suis celui qui défendra les intérêts de tous les Calédoniens dans les valeurs de la République, et seule la mère patrie peut nous permettre de sortir du marasme que nous vivons.

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Propos recueillis par Nicolas Vignoles

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