Christian Tein et « l’état-major » de la CCAT incarcérés en détention provisoire et transférés en Métropole

Soupçonnées d’être les « commanditaires » des actions violentes qui ont frappé le territoire, onze personnes, dont le leader Christian Tein et la directrice de cabinet de Roch Wamytan, ont été mises en examen. Sept d’entre elles ont été transférées en Métropole.

Le secret a été gardé jusqu’au bout. Une fois révélé, il a littéralement scotché de stupeur les avocats de la défense et les familles. Samedi, jusque tard dans la nuit, le palais de justice de Nouméa a écrit une page qui restera certainement gravée longtemps dans l’histoire politique et judiciaire du territoire. Sans nul doute, cette séquence inédite marque, en tout cas, un tournant dans l’enquête qui vise à identifier et à incriminer les « commanditaires » de la crise insurrectionnelle qui s’est abattue sur Nouméa et son agglomération le 13 mai dernier, faisant neuf morts (dont deux gendarmes) et détruisant une partie de l’économie.

Après soixante-douze heures à être interrogés au sein de la caserne Meunier par les enquêteurs de la Section de recherches de la gendarmerie et les policiers de la sous-direction antiterroriste (SDAT), Christian Tein et dix autres personnes, considérés comme des membres de « l’état-major » de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), ont été déférés dès 7 h du matin. Aux abords du palais de justice, un important dispositif de sécurité avait été déployé avec une mobilisation massive des gendarmes et le déploiement de véhicules « Drap » (pour dispositif de retenue autonome du public) dans certaines rues, totalement interdites à la circulation.

Les autorités judiciaires avaient minutieusement préparé cette journée qui s’annonçait marathon. Les suspects avaient ainsi été placés chacun dans un bureau ou une salle du tribunal, les empêchant ainsi de communiquer entre eux. Les gendarmes avaient, en outre, l’ordre d’emprunter un itinéraire spécifique par des portes dérobées, privant ainsi leurs familles de les voir et la presse de les photographier, au moment de la présentation devant les juges d’instruction.

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Jean-Alexis Gallien-Lamarche

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