Le don du sang, une solidarité intemporelle indispensable

Si le centre de don a pu compter sur la solidarité polynésienne et métropolitaine durant la crise, les besoins restent continuels. Notamment lors des prochaines semaines, lorsque l’activité hospitalière aura retrouvé un rythme plus classique.

Pour le centre de don, situé à l’entrée de la ville de Nouméa, le 14 juin est toujours une date spéciale puisqu’il s’agit de la journée mondiale des donneurs de sang. « L’idée, c’est vraiment de remercier les donneurs, de leur rendre hommage car ils permettent à des milliers de gens de vivre. Mais l’idée est aussi d’insister sur le fait que les besoins sont continus », explique le docteur Axelle Lascaux, qui évoque avant tout « la promotion de la culture du don du sang ». Autrement dit, il n’est pas nécessaire de se précipiter aujourd’hui dans le centre nouméen. Car, finalement, cette crise insurrectionnelle a fait naître, là encore, un bel élan solidarité pour faire face à une situation critique.

Tahiti, Métropole et militaires

« La crise est arrivée juste après le pont du mois de mai où nous étions fermés du 8 au 12 mai. Nous n’avions rien prélevé et nous étions en stock critique », explique-t-elle. Tahiti mais aussi l’établissement français du don, en Métropole, sont alors venus au secours de la Nouvelle-Calédonie en mettant en place « trois expéditions ». Des arrivées « primordiales » qui se sont ajoutées à « une collecte réalisée chez les militaires » actuellement en poste sur le territoire. « Cela nous a vraiment permis d’avoir du stock et, finalement, de ne jamais manquer » malgré la fermeture, pendant plus de deux semaines, du centre de don. Celui-ci a finalement rouvert ses portes le 30 mai au public. Une réouverture entendue et attendue par la population calédonienne. « En Calédonie, c’est une très bonne chose, les donneurs répondent toujours présent lorsqu’on a besoin, lorsqu’on fait des appels aux dons », salue Axelle Lascaux.

Correspondre « aux besoins »

Une mobilisation citoyenne qui permet aujourd’hui au centre d’avoir « des stocks qui correspondent aux besoins actuels de l’hôpital ». Une phrase qui fait finalement écho à la vidéo publiée récemment par le personnel soignant du Médipôle, quelque peu « effaré que l’hôpital soit vide » et qui appelait ses patients à « venir se faire soigner ». « On a des effectifs qui viennent d’un peu partout, de Païta, du Vallon-Dore. Et parfois on est plus nombreux que nos patients », expliquait ainsi une soignante.

L’important, dès lors, est de « réguler l’offre et la demande » pour que les stocks correspondent toujours « aux besoins ». Autrement dit, lorsque l’activité hospitalière va retrouver son rythme de croisière et lorsque les opérations un temps décalées vont être reprogrammées, il y aura « de nouveau un pic de besoin », avance Axelle Lascaux. Celui-ci est attendu « dans les prochaines semaines et dans les prochains mois » alors qu’en temps normal, le centre de don prélève en moyenne « entre 150 et 200 poches par semaine ».

Claire Gaveau

Fil d'actualité

L’Europe, l’Europe, l’Europe… !

Il faut toujours attendre avant de causer. Avant que...

Le dessin du jour #989

Consultez en ligne le dessin de l'édition du 21...

Le Caillou Éco #74

Consultez en ligne le supplément Économie de l'édition du...

La voix du Caillou #989

Consultez en ligne l'édition du 21 octobre 2026 de...

Une première titularisation en « pro »

C’est devenu un fait assez rare pour qu’on le...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

L’Europe, l’Europe, l’Europe… !

Il faut toujours attendre avant de causer. Avant que le vice-président européen Stéphane Séjourné ne prenne la parole, on avait jugé le MoU justement...

Le dessin du jour #989

Consultez en ligne le dessin de l'édition du 21 octobre 2026 de votre quotidien "La Voix du Caillou". Notre avenir s'écrit au quotidien…

Le Caillou Éco #74

Consultez en ligne le supplément Économie de l'édition du 21 octobre 2026 de votre quotidien "La voix du Caillou".