Financer les allocations chômage

A ce jour, on estime à 7000 le nombre de salariés ayant perdu leur emploi suite aux violences de la CCAT. La grande majorité d’entre eux auront recours au chômage partiel ou total. Il faut le financer. Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a instauré « deux allocations chômages spécifiques (partiel et total renforcé). Elles sont destinées à compenser les pertes de rémunérations des salariés et des entreprises impactées par les exactions, à favoriser le maintien des contrats de travail et à garantir un pouvoir d’achat minimum pour les travailleurs touchés. » Mais il faut les financer, aussi hier le gouvernement a adopté un projet de délibération qui permet le versement d’une subvention de 6 milliards de francs à la CAFAT. Ces 6 milliards devraient permettre de financer les allocations chômages pour les seuls mois de mai et de juin. « Cette subvention, précise le gouvernement, sera financée grâce à une aide de l’État du même montant. Le reste du financement du dispositif est en cours de traitement avec l’Etat ». Pour que cette délibération soit adoptée rapidement, le gouvernement a demandé l’ouverture d’une session extraordinaire du Congrès.

L’urgence, mais après

Mais on est là dans l’urgence et dans le court terme, car après le mois de juin que se passera-t-il, a fortiori si le nombre de demandeurs d’emploi explose, comme on peut le craindre ? Par ailleurs, et c’est ce qui est confirmé ici, sans l’Etat, la Nouvelle-Calédonie ne dispose d’aucun levier financier pour assurer le versement des allocations chômage. La crainte tient à l’ampleur de la perte de revenus de tous ceux qui vont se retrouver sans emploi, et aux conséquences pour la consommation et l’économie. L’inquiétude tient aussi aux décisions d’une éventuelle nouvelle majorité à l’Assemblée et d’un nouveau gouvernement, concernant le nécessaire soutien de la France à l’économie calédonienne.

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