Les Calédoniens performent aux championnats de France

Les championnats de France kumité (combat) se déroulaient le week-end dernier à Bourges. Dans une compétition relevée, au milieu de combattants expérimentés, les jeunes Calédoniens n’y ont pas fait de la figuration.

A commencer par Kenza Amatsokermi. Âgée de 17 ans, cette junior avait été surclassée en seniors pour ces championnats de France. Avec succès alors qu’elle termine à la 5e place. Après avoir gagné ses deux premiers combats, elle est tombée contre une pointure, en l’occurrence Nancy Garcia, médaillée de bronze aux deux derniers championnats d’Europe. Malgré une blessure à l’œil, la jeune Calédonienne a délivré un superbe combat, perdu 5-2, face à la future championne de France. En repêchage, elle a ensuite gagné son premier duel mais s’est incliné au second, terminant ainsi à la 5e place.

« Nous sommes dans la préparation »

Pour sa part, Kurth Evlakhoff n’a pas bénéficié d’un tirage favorable. Au 1er tour, il a ainsi hérité d’Amine Hellal, 3e au dernier championnat d’Europe et membre de l’équipe de France. Une marche encore un peu trop haute, défaite 5-1, face au futur vainqueur. Dans le tableau de repêchage, il échoue finalement au pied du podium. Un parcours plus qu’honorable pour les deux Cagous, qui seront engagés dans le championnat de France espoirs (moins de 21 ans) le 20 avril. Avant les championnats de France juniors le 4 mai pour Kenza Amatsokermi. « Nous sommes très contents de ces résultats, a déclaré Clément Leroux, le président du Comité régional. Ces championnats seniors n’étaient pas une fin en soi. Nous sommes dans la préparation. Kurth et Kenza sont d’abord un espoir et une junior avant d’être des seniors, et tous les deux préparent leur championnat de catégorie. Mais, c’est sûr que de voir Kenza qui performe en senior, pour nous, c’est de bon augure ».

Faire repérer les jeunes

Cette année, en raison du calendrier fédéral qui a éclaté championnats et coupes sur plus d’un mois, la Nouvelle-Calédonie va envoyer en Métropole un grand nombre de karatékas, de benjamins à espoirs. « Il est possible que nous n’ayons jamais envoyé autant de monde à ces compétitions nationales, souligne Clément Leroux. Cela vient du constat que nous avons intérêt à envoyer des jeunes et des très jeunes à ces compétitions pour qu’ils se fassent repérer. Si on arrive à faire repérer un très jeune, nous aurons sans doute davantage de soutien de la part de la Fédération française, lorsqu’il montera dans les catégories. Plus vite on les fait repérer et mieux c’est ».

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