Le discours capital de Louis Mapou n’a pas empêché le Congrès d’adopter une motion préjudicielle déposée par Calédonie Ensemble avec le soutien des indépendantistes et de l’Éveil Océanien. La conséquence est que la signature du pacte nickel doit encore attendre.
La motion préjudicielle qui a donc été adoptée par une majorité critique vertement le pacte nickel proposé par l’État, et surtout demande à ce qu’il soit rediscuté, mais dans le cadre des discussions politiques sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. « Nous proposons, a ainsi lu Philippe Michel, que les négociations sur le pacte nickel ne soient plus menées séparément des discussions en cours sur l’avenir du pays ». Et la motion dénonce également les « efforts » réclamés aux Calédoniens « qu’il ne nous parait pas opportun d’imposer », précise la motion.
Dans le débat qui s’en est suivi, la présidente de la province Sud, Sonia Backès a tenu à rappeler à la fois le contexte dans lequel le Pacte s’est dessiné, et la procédure par laquelle il a été conclu. Elle a surtout insisté sur deux points, d’abord qu’aucun repreneur ne se manifesterait pour aucune des trois usines, si le pacte n’était pas signé, et surtout que seul le Pacte était en capacité de sauvegarder les plus de 13 000 emplois de la filière nickel. Sonia Backès a également répondu à certains arguments avancés sur les réseaux par les militants indépendantistes, ainsi celui qui assure qu’avec le pacte « l’État va voler le nickel à la Nouvelle-Calédonie ».
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Nicolas Vignoles




