« Les Jeux olympiques, c’est particulier »

La Fédération française de voile a officialisé les athlètes retenus pour disputer les Jeux olympiques de Paris. Nicolas Goyard (28 ans) rêvera de podium, trois ans après la médaille d’argent de son frère, Thomas, à Tokyo.

« Au regard de mes performances précédentes et de ce qu’ont fait les autres, j’estime que j’ai 70 % de chance actuellement d’y aller », avait expliqué, avant les championnats du monde d’iQFoil, Nicolas Goyard. Le curseur est monté d’un cran, pour atteindre les 100%. Sauf blessure, évidemment, le windsurfeur calédonien portera les couleurs tricolores lors des Jeux olympiques de Paris. La Fédération française de voile a officialisé son groupe, samedi. « Pour moi cette sélection est la suite logique, dans la continuité de mes performances en iQFoil », a-t-il sobrement réagi sur le site fédéral. « Evidemment, les Jeux olympiques, c’est particulier, on sent qu’il y a une émulation collective », a-t-il tout de même avancé, heureux de pouvoir prendre part, en juillet prochain, au plus grand événement sportif du monde. Sans effusion, mais avec le sentiment du devoir accompli. « Contrairement à d’autres athlètes pour lesquels les JO sont vraiment un rêve, j’ai toujours été dans une démarche pragmatique. C’est une régate comme les autres. Il y a plus d’enjeux mais ça reste une compétition, ça reste un jeu », avait-il déclaré dans les colonnes de L’Equipe quelques semaines auparavant.

« Le début d’une grande ligne droite »

Il succède ainsi à son frère, Thomas Goyard, qui avait représenté la France il y a trois ans à Tokyo et qui avait décroché la médaille d’argent, devenant ainsi le premier athlète calédonien a monté sur un podium olympique dans une épreuve individuelle (Robert Chef d’Hôtel en 1948 et Laurent Gané en 2000 et 2004 avaient été médaillé dans des épreuves collectives).

Un autre Goyard, pour une autre médaille ? A Marseille, où se dérouleront les épreuves de planche à voile, le Cagou, toujours licencié à l’ACPV, à la Côte Blanche, fera logiquement partie des favoris logiques au podium. Fort de ses performances accomplies depuis quatre ans en iQFoil, le nouveau support olympique (qui succède ainsi au RS :X). Sacré champion du monde et d’Europe en 2021 puis en 2022, vainqueur du Test Event en juillet 2023 et sixième du dernier championnat du monde en février (où il était malade), il vise, clairement, le plus beau des métaux. « Je reste très pragmatique sur ce qui est en train de se passer. C’est le début d’une grande ligne droite et j’ai vraiment le sentiment de repartir sur une nouvelle dynamique, une nouvelle étape pour aller chercher ce titre olympique », a-t-il conclu.

Claire Gaveau

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