« Ombre Lumière », un nouveau spectacle signé J’eM

Les 2 et 3 septembre prochains, le centre culturel du Mont-Dore accueillera les 15 danseurs de la Compagnie J’eM, pour leur spectacle « Ombre Lumière ».

Marco est italien, Julie est calédonienne. Danseurs professionnels, ils se rencontrent au cours de leur carrière, tombent amoureux, et décident de revenir sur le territoire pour s’y installer. En 2019, ils fondent l’école de danse et de mouvement J’eM, puis en 2022, la compagnie du même nom. J’eM, c’est Julie et Marco, mais c’est aussi l’amour de la danse et de son enseignement.

« Ombre Lumière »

Les 2 et 3 septembre prochains au centre culturel du Mont-Dore, leur compagnie sera sur scène pour le spectacle « Ombre Lumière », qui, contrairement à leur ancien spectacle « Le miroir et la rose » qui était un spectacle à histoire, est un spectacle à thème. « On s’est inspirés des études psychologiques de Carl Gustav Jung qui a écrit des textes sur l’ombre qui est présente en chacun de nous, ainsi que la lumière qui est une partie intégrante de l’être humain, explique Marco Vesprini. L’ombre, c’est ce qui est primitif, ce que l’on cache, ce qu’on ne veut pas montrer à la société. La lumière, c’est ce que l’on ose montrer, et ce que l’on pense être beau. C’est un peu le rapport entre le bien et le mal qu’il y a en chacun de nous. ». Marco s’interrompt un instant pour s’adresser à ses élèves : « même si vous parlez, faites un peu de stretch quand même ! ». Les filles et le seul garçon s’exécutent avec le sourire. « Ombre Lumière » propose un voyage au plus profond de la personnalité humaine, une recherche introspective et chorégraphique qui met à nu les sentiments des danseuses. « Mettre l’homme en face de son ombre cela veut dire aussi lui montrer sa lumière. Il sait que l’ombre et la lumière font le monde. S’il voit en même temps son ombre et sa lumière, il se voit des deux côtés et ainsi il accède à son milieu. » écrivait Carl Gustav Jung.

Encore peu de garçons dans les salles de danse

« Sur scène, nous sommes 15, incluant Marco et moi, explique Julie Asi. Les danseuses ont entre 10 et 26 ans. » Danseuses, car elles sont en grande majorité des filles : Andrea, Maylia, Lilas, Shandee, Manoe, Eve, Nalia, Olinka, Zoe, Mia, Louise et Naela. Titouan, 13 ans, est le seul garçon de la compagnie. « À la base, je faisais du hip-hop, raconte-t-il. Mais on m’a toujours dit que c’était bien de faire une danse académique. Je n’aime pas trop le classique, donc j’ai décidé de venir dans l’école J’eM. » Un garçon qui fait de la danse, est-ce encore un sujet de moquerie en 2023 ? « On me taquine beaucoup là-dessus, mais je m’en fiche, je kiffe la danse et voilà ! » s’enthousiasme-t-il. « Nous ne donnons pas des cours qui sont « classiques » comme on l’entend, précise Julie. On n’impose pas une tenue aux garçons dans laquelle ils pourraient se sentir mal à l’aise. On mélange beaucoup de styles. » « Dans nos danses, vous pouvez retrouver beaucoup de mouvements qui viennent du hip-hop, du break dance, du contemporain, du classique… On déforme ce qui est académique pour que ça devienne le moins scolaire possible. » complète Marco.

Une scénographie à la hauteur du thème

En dehors de la chorégraphie, la compagnie a beaucoup travaillé sur la lumière, ainsi que sur les costumes. « Nous faisons faire les costumes sur mesure par un couturier, Gauthier Rigoulot, explique Marco. Dans ce spectacle, ce sont des bodys sur lesquels ont été collées des perles à la main. Cela représente beaucoup de travail. » « Pour nous, c’est important de faire participer les artistes locaux » ajoute Julie. Les danseuses sélectionnées pour la compagnie ne sont pas de la même tranche d’âge, elles font donc partis de différents groupes. Depuis deux ans, elles se retrouvent le vendredi soir pour travailler sur ce spectacle. Pour la compagnie, c’est important d’avoir une fluidité entre les différents tableaux qui composent « Ombre Lumière ». Une attention particulière a également été accordée aux musiques, sélectionnées par Julie et Marco pour sublimer le spectacle.

Kim Jandot

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