Faire vivre l’imaginaire avec le Sci-Fi Club

Le 15 et 16 juillet avait lieu le week-end médiéval-fantastique à Bourail, organisé par le Sci-Fi Club. Créé en 1987 par des passionnés, cette association promeut l’univers de l’imaginaire sur le territoire calédonien.

Cinéma, littérature, jeux de rôle, jeux de plateau… L’univers mis en avant par le Sci-fi Club regroupe de nombreux domaines. « Nous organisons trois gros évènements chaque année : le week-end geek, le week-end médiéval-fantastique et la nuit du fantastique », explique Vincent Gougeon, président du Sci-fi Club. En plus des évènements d’envergure, le Sci-Fi Club organise également de plus petites rencontres. « Par exemple, au mois d’août sera organisée la mini-convention de jeux de rôle à la mairie de Nouméa, indiquet-il. Il y aura plusieurs tables de jeux de rôle, chacun incarne un personnage. C’est comme si vous regardiez un film, sauf que vous êtes l’un des acteurs ! ». Durant les vacances scolaires, le Sci-Fi Club organise également des parties de loup-garou à la maison Célières.

De nombreux amateurs

« Nous regroupons 180 adhérents, et nous avons environ 500 à 700 personnes qui gravitent autour de nous, qui nous soutiennent et viennent voir régulièrement nos actions. Ils nous donnent aussi des coups de main lorsqu’on en a besoin, notamment lors du week-end médiéval-fantastique ou du week-end geek. ». S’ils sont si nombreux à s’investir auprès de l’association, c’est grâce au bouche-à-oreille. « Chaque membre du Sci-Fi Club essaie de transmettre sa passion à des néophytes, souligne Vincent Gougeon. Lorsque l’on est piqués par le virus Sci-Fi Club, difficile de s’en détacher ! On entre dans un monde où on découvre toujours de nouvelles choses, et ça crée des passions. C’est grâce à cela que nous sommes de plus en plus nombreux chaque année, et ça dure depuis 1987 ! » Du côté du financement « La plupart de nos évènements sont autofinancés, affirme Vincent Gougeon. Par exemple, lors du week-end médiéval, chaque participant paye une cotisation pour payer les charges comme la location du terrain. » Seule exception, le week-end geek, qui accueille de nombreux visiteurs et qui est subventionné. « Nous avons constaté une baisse des subventions, ce qui est normal vu l’état financier des institutions, admet le président de l’association. Malgré cela, les institutions croient encore en nous et nous soutiennent dans nos projets. Les subventions sont plus petites donc il faut s’organiser différemment, mais on y arrive ! ». À noter que le Sci-Fi Club est éligible au mécénat. « Un de nos rêves serait d’avoir un terrain pérenne pour organiser nos évènements, car chaque année nous devons changer de terrain et il n’est pas possible de construire durablement une infrastructure, expose le président de l’association. Si quelqu’un a un terrain d’au moins un hectare, arboré, plat, avec accès à l’eau potable et souhaite nous accueillir sur une période plus durable dans le temps pour pouvoir construire un village médiéval un peu plus équipé… Idéalement, nous aimerions organiser plusieurs week-ends médiévaux dans l’année et accueillir davantage de public, ce qui n’est pas possible sans terrain pérenne. Tout cela est faisable avec du mécénat, déductible d’impôts. » Le message est lancé !

Week-end médiéval-fantastique : une réussite !

L’évènement a regroupé 150 participants tout au long du week-end, ainsi que 150 visiteurs lors de l’ouverture au public le samedi matin. « Durant le week-end, on se projette dans le temps pour retourner à la manière de vivre de l’époque médiévale, explique le président de l’association. L’époque médiévale, c’est 1000 ans d’histoire, de 476 à 1453. Par exemple, on cuisine au feu de bois avec des aliments de l’époque. On a aussi inclus le fantastique, ce qui nous permet d’amener un peu de fantaisie, avec des costumes parfois magnifiques ». Au-delà de la nourriture, de nombreuses activités sont organisées, comme du combat à l’épée en mousse, et du… troll ball. « C’est un mélange entre balle au prisonnier et rugby avec des épées en mousse, précise-t-il. Deux équipes, chacun est équipé d’une épée en mousse, une balle est au milieu du terrain – la fameuse « tête de troll » – et le but est d’amener la balle dans le camp adverse sans se faire « tuer » par un coup d’épée. Les enfants adorent ça ! ». Cette année, un jeu de rôle grandeur nature (communément appelé GN) a été organisé durant le week-end médiéval. « Il y avait une grande trame narrative ainsi que de nombreux plus petits scénarios, raconte Vincent Gougeon. Ça a énormément plu aux participants ! »

Kim Jandot

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