Âgé de 31 ans, militant CCAT, Frédéric Grochain est décédé le 6 février dernier au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand, en métropole où il était détenu. L’autopsie a conclu à une mort naturelle, en raison de problème de santé, mais son avocat a estimé que ces derniers « n’auraient pas été correctement pris en charge ». Dans un communiqué, le président du FLNKS assure que « Frédéric Grochain est une victime directe du système judiciaire et carcéral colonial, qui s’est durci de manière inédite depuis les événements de 2024 ». Pour Christian Tein, « sous couvert de maintien de l’ordre et de justice, l’État français a engagé une politique de répression massive visant spécifiquement la jeunesse kanak, les militants politiques et les populations autochtones, recourant à des mesures d’exception, à l’éloignement carcéral et à la déportation ». Pour lui, l’incarcération en France de Frédéric Grochain, « s’inscrit dans une logique coloniale assumée de neutralisation politique ». Et Christian Tein d’assurer que « la disparition de Frédéric Grochain rappelle tragiquement que le système colonial, y compris dans sa déclinaison judiciaire et pénitentiaire dans notre pays, demeure un instrument de domination ». Communiqué dans lequel, le président du FLNKS menace, « aucune paix durable ne pourra être envisagée, dit-il, tant que l’injustice, la répression et la négation des droits du peuple kanak continueront d’exister ».
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