Le collectif, qui annonçait la semaine dernière avoir posé un « ultimatum » au gouvernement, devrait être reçu par celui-ci cette semaine.
« Nous nourrissons l’espoir que la semaine à suivre sera celle d’une écoute et d’une acceptation de nos demandes », a précisé le collectif. « Une acceptation sans ambiguïté, un engagement ferme, seuls à même de redonner un peu de sérénité à tous les acteurs du monde économique, qu’ils soient entrepreneurs ou salariés. »
En fin de semaine dernière, les responsables du Medef, de la CPME et de la Chambre de métiers et de l’artisanat ont été reçues par le cabinet du président du gouvernement, et ce dernier devrait recevoir le collectif cette semaine, demain ou mercredi. Dans ces conditions, le collectif Agissons Solidaires devrait suspendre les actions qu’il envisageait de mener, notamment l’organisation jeudi d’une grande manifestation. Toutefois, le collectif maintient la pression.
Un plan de soutien
Lors de ces entrevues, le collectif a défendu les mesures qu’il entend que prennent les institutions, en particulier le gouvernement. Agissons Solidaires réclame la mise en place d’un « plan de soutien immédiat au maintien de l’activité et de l’emploi ». Ce plan prévoit notamment « l’arrêt de tout projet de texte et de toute mesure visant à mettre en place ou à augmenter les charges sociales et fiscales des entreprises ou à dégrader le pouvoir d’achat des consommateurs calédoniens ».
Parmi les autres mesures réclamées, le collectif souhaite qu’il soit donné aux entreprises la garantie du paiement et du remboursement du chômage partiel de droit commun sous un mois, et la mise en place d’un système de chômage partiel bonifié et étendu à six mois. Il demande l’étalement du paiement des charges sociales et l’annulation des pénalités de retard, le paiement de ses dettes par le gouvernement auprès des entreprises. Il réclame également la mise en place d’échéanciers sur les dettes fiscales et étalement sur quatre ans de l’impôt sur les sociétés concernant l’année 2023.




