Sincèrement, à part au Sénat coutumier qui l’a saisie, ça parlait à quelqu’un la Commission Nationale des Droits de l’Homme, avant qu’elle ne se mêle de l’histoire calédonienne ?  Créée en 1947 (!), elle ne fait globalement parler d’elle que pour créer la polémique, une sorte d’apanage. Ces dernières années, elle a pris position contre la loi anti-casseurs, elle a jugé la loi contre les contenus haineux sur Internet « inadéquate et disproportionnée », et plus récemment l’actuel président de ladite commission avait adressé un « courrier courroucé » à la 1ère ministre Elizabeth Borne, soutenant la Ligue des Droits de l’Homme qui accusait l’État d’avoir empêché les secours d’accéder aux blessés lors d’une manifestation, et il s’est avéré que c’était faux. Par ailleurs, la Commission a l’habitude de prendre des positions politiques comme de « faire barrage » à l’extrême-droite, ainsi lors des législatives de 2024. Cette CNDH, c’est typiquement le type d’organismes dont l’État, cherchant à faire des économies, pourrait se passer. Outre que l’on s’interroge sur son utilité (qu’il faudrait redéfinir), ses a priori politiques, qu’elle concrétise à coups d’accusations et d’anathèmes dans ses rapports, la disqualifient totalement. Ça fait de la mousse, de l’écume, ça émoustille les gauchistes, sauf qu’hélas, la Nouvelle-Calédonie à reconstruire n’a pas besoin de l’avis de ces « machins » qui s’érigent en redresseurs de torts.
Nicolas Vignoles



