Au-delà de l’aspect institutionnel, l’accord Élysée-Oudinot est assorti d’un volet économique et social pour la Nouvelle-Calédonie et d’un accompagnement de l’État. Un accord salué par Bertrand Courte, vice-président du Medef NC, qui considère toutefois que ce soutien ne doit pas exonérer la Nouvelle-Calédonie d’engager les réformes attendues de longue date.
LVDC : Êtes-vous satisfait de l’accord conclu à Paris sur la partie économique ?
Bertrand Courte : On peut déjà être satisfait qu’un accord économique ait été signé, parce qu’on avait quand même du mal à imaginer que les délégations politiques ressortent de ces rencontres sans que rien n’ait avancé, sans que rien n’ait été conclu. On l’a déjà répété l’année dernière. L’année 2026, c’est quand même une année de tous les dangers si jamais on n’arrive pas à relancer la machine économique. Donc oui, nous sommes satisfaits de la conclusion de l’accord.
LVDC : Et pour ce qui est du contenu de l’accord ?
B.C : Très sincèrement, il y a énormément de choses positives dans cet accord. Petit à petit, il évite complètement l’asphyxie de l’économie calédonienne. Il donne une bouffée d’oxygène à nos régimes sociaux, il vient sauver le RUAMM et les retraites en 2026. Et il repose des bases solides pour une relance économique. Donc oui, nous sommes satisfait de cet accord.
LVDC : Parmi les mesures annoncées figure une exonération de l’impôt sur les sociétés en 2026, financée par l’État. Une annonce positive ?
B.C : Oui, c’est l’un des éléments positifs pour tout ce qui concerne l’attractivité. Forcément, nous sommes contents qu’il y ait des mesures qui ne viennent pas alourdir davantage les charges des entreprises, et par ailleurs, des mesures incitatives à l’investissement, que ce soit en local et pour l’arrivée de nouveaux investisseurs. Donc oui, cela fait partie des mesures fortes que l’on salue. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Propos recueillis par Béryl Ziegler




