Dans un courrier adressé à la présidente du Congrès, organisations patronales et syndicats de salariés réclament des élus des actions rapides et concrètes en faveur de la filière nickel.
Les organisations patronales comme les syndicats disent être interpellés par « la situation critique des trois usines métallurgiques calédoniennes, qu’elles soient encore en activité ou en sommeil, et l’absence de consensus calédonien face à cette crise ». Afin que chacun soit conscient du péril, il est également rappelé le poids de la filière nickel dans l’économie calédonienne, et que le fait qu’elle soit fragilisée et en danger « touche directement et indirectement plus de 10 000 salariés du privé et donc des milliers de familles calédoniennes ». De la même manière que « cela menace aussi des pans entiers de l’équilibre économique et social du territoire : contribution aux comptes sociaux, à la fiscalité et à la consommation calédonienne mais aussi à notre système énergétique ». Pour les patrons comme pour les syndicats, « la désintégration à court terme de cette filière nickel calédonienne », que pourrait entraîner la fermeture des usines de la SLN et de Prony Resources, comme « l‘incapacité des élus calédoniens à s’entendre rapidement sur les fondamentaux d’une stratégie nickel », ne sauraient être justifiés. « Ceci provoquerait un choc d’une ampleur au moins équivalente à la crise économique qui a suivi les émeutes de mai 2024, dit la lettre, un nouveau choc que la Nouvelle-Calédonie ne pourrait absorber dans son état actuel et qui signerait définitivement l’effondrement des comptes sociaux et du financement de notre modèle institutionnel ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Les partenaires sociaux appellent à s’opposer à la désintégration de la filière nickel.Â
Nicolas Vignoles



