Pour le FLNKS, ce qui a été signé à Paris, c’est donc un « pseudo-accord ». C’est faux et ça ne veut rien dire. Élysée-Oudinot, n’en déplaise aux « penseurs » du FLNKS, c’est bien un accord, négocié et signé par tous les groupes politiques au Congrès, à l’exception du Front. Mais ça n’est pas parce que le FLNKS ne veut ni discuter ni signer un accord, que cela n’en constitue pas un. Cela étant précisé, le FLNKS rappelle qu’il a un projet, celui de Kanaky, dans lequel il prévoit éventuellement de confier l’exercise de certaines compétences régaliennes « à la France et à d’autres partenaires régionaux » ! Lesquels ? l’Australie, le Vanuatu, les Fidji ? Et pourquoi pas la Chine ? L’accord de kanaky ne réclamerait donc plus la souveraineté pleine et entière, mais envisageait des partenariats, comme si le FLNKS lui-même comprenait d’un seul coup la difficulté de l’exercice, et peut-être même le peu d’appétence du gros des militants à une indépendance le long de laquelle ils chemineraient le ventre vide. Des militants qui doivent commencer à se demander si le FLNKS dans sa version Tein, ne naviguerait pas à vue, sans savoir vraiment comment où emmener le peuple. C’est sûr qu’il est politiquement plus facile et plus démagogue d’éructer que de proposer, de démolir que de bâtir.
Nicolas Vignoles



