À quelques heures de la réunion à l’Élysée, les signaux s’accumulent pour rappeler à l’État l’importance de tenir sa parole. L’accord de Bougival, « fruit de longs mois de négociations » et validé par le peuple à trois reprises, n’est pas négociable au gré des pressions, rappellent Gabriel Attal et 55 députés EPR dans une tribune : « L’État doit avancer avec ceux qui respectent la République, et appliquer l’accord de Bougival sans trembler. » Dans un courrier adressé au président de la République, les partenaires sociaux calédoniens renchérissent : « Aucun redressement sérieux et durable n’est possible sans stabilité institutionnelle. » Ils alertent sur la situation économique et sociale critique et demandent que des décisions soient prises rapidement pour assurer l’avenir des usines métallurgiques ainsi que la mise en œuvre concrète des réformes issues des travaux menés avec la mission interministérielle. Pour tous, l’État doit désormais agir rapidement et avec fermeté. Ce jour, la réunion de l’Élysée sera un test pour Emmanuel Macron : maintenir l’accord de Bougival et assurer sa mise en œuvre effective, ou céder aux pressions et aux blocages du FLNKS qui menacent la stabilité de l’archipel. Reculer, ce serait fragiliser la République dans le Pacifique. L’État doit donc tenir parole, insistent-ils.
Béryl Ziegler



