Après plusieurs mois de relative stabilité, voire de baisse, l’inflation reprend doucement en Nouvelle-Calédonie. Même si elle reste très contenue à l’échelle d’une année.
En décembre 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) des ménages a augmenté de 0,4 %, selon les chiffres de l’ISEE.
Alimentation et services : les principaux moteurs
La hausse des prix est principalement tirée par l’alimentation (+1,5 %) et les services (+0,6 %). Les légumes enregistrent une flambée spectaculaire de 15,2 % en un mois, portée par les tomates, choux de Chine, haricots verts et salades. Les fruits (+0,7 %), la viande (+0,3 %) et le poisson (+1,5 %) contribuent également à cette augmentation, tandis que les produits laitiers et sucrés atténuent partiellement la hausse. Les boissons reculent aussi : -0,9 % pour les non alcoolisées et -0,8 % pour les alcoolisées.
Dans les services, le transport aérien de voyageurs grimpe de 6,4 % avec l’entrée dans la « haute saison ». L’hébergement (+1,8 %), la restauration (+0,3 %) et le transport maritime (+3,2 %) soutiennent également l’inflation, tandis que les salons de coiffure voient leurs prix baisser (-0,6 %).
Produits manufacturés et énergie : des baisses ponctuelles
Les produits manufacturés connaissent une nouvelle baisse (-0,6 %), notamment grâce aux promotions sur les meubles (-6 %), gros appareils ménagers (-2,3 %), vêtements (-1,9 %) ou équipements informatiques (-5 %). L’énergie recule de 0,3 % en décembre, portée par la baisse de l’essence et du gaz, alors que le gazole reste stable (+0,1 %). Sur un an, l’énergie progresse toutefois de 3,5 %.
Sur un an, l’inflation reste modérée à +0,3 %, soit bien en deça du seuil de 2 % recommandé par la Banque centrale européenne, propice à une croissance saine. Toutefois, les ménages les plus modestes subissent une progression plus nette de +0,7 %, ce qui reflète leur forte exposition aux hausses des produits alimentaires et des services essentiels.
Légende photo : Le prix des légumes a augmenté de 15,2 % en décembre.
Béryl Ziegler



