Certains veulent encore nous faire croire que rien n’est possible sans le FLNKS ! Parce que selon eux, le consensus général est l’unique solution à tous les problèmes. Mais ils ne veulent ni voir, ni comprendre que le problème, ça n’est pas le consensus, mais le FLNKS. En tous les cas, ce FLNKS-là engoncé dans sa radicalité raciste qui interdit tout dialogue. En son temps, Jacques Lafleur a eu à lutter contre un FLNKS du même acabit, et jamais il n’entreprit un dialogue basé sur la compromission comme seraient prêts à le faire un Gomès ou un Tukumuli. Et c’est cette intransigeance républicaine dont il fut empreint, qui fit que durant les années de cendre, la Nouvelle-Calédonie en France et de France demeura. Il y a des moments de l’Histoire où il ne faut céder sur rien, ce que l’État, tel qu’il est actuellement, se refuse à admettre. L’Histoire impose parfois de faire sans ceux qui s’opposent à la volonté du peuple. Par le simple fait qu’il refuse la démocratie quand elle leur est contraire, c’est exactement à cet endroit-là que se situe le FLNKS. Il faudrait que l’État en tire les conséquences. La Nouvelle-Calédonie, telle qu’elle a été dessinée par le résultat des trois référendums, ne peut plus permettre à une entité politique uniquement communautaire, de mettre en péril un processus démocratique et pacifique.
Nicolas Vignoles




