La réunion du 16 janvier à l’Élysée se tiendra sans le FLNKS. Ce qui ne peut surprendre personne, vu les positions radicales du mouvement de Christian Tein qui ne veut qu’une chose et surtout pas le consensus.
L’État et les partis politiques calédoniens tièdes accumulent depuis un moment maintenant, désillusions sur défaites, déceptions sur déconvenues, à vouloir coûte que coûte inclure le FLNKS dans des discussions et des négociations, dont ce dernier ne veut pas. Depuis bien avant le 13 mai 2024, constatant que ses protestations à l’encontre du troisième référendum et de ses résultats n’obtenaient aucun écho pas même à l’international, le FLNKS a fait le choix de tenter d’arracher l’indépendance par l’obstruction, le blocage, la paralysie, mais aussi la violence et la destruction via son bras armé la CCAT. Et c’est à cette mouvance-là, qu’en particulier l’État, ne cesse de tendre la main dans des tentatives aussi vaines que pathétiques. « Rien ne se fera sans le FLNKS » déclarait encore récemment Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, qui doit amèrement constater maintenant, l’inanité de ses espoirs. Le FLNKS, Christian Tein, ses « jeunes », comme ses responsables historiques et anciens, sont persuadés que montrer son intransigeance révolutionnaire et sa volonté radicale à l’extrême, va permettre l’avènement de Kanaky, en créant la peur dans les yeux de l’État, comme de partis comme Calédonie ensemble et l’Éveil océanien. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Christian Tein lors de la conférence de presse du Front, mardi 13 janvier.
Nicolas Vignoles



