Le FLNKS ne va pas à Paris. Mais qui pouvait être suffisamment politiquement hurluberlu pour penser qu’il irait ? Il faut ne pas vouloir entendre ce que le Front proclame depuis des mois et des années, à savoir qu’il ne veut parler qu’avec l’État et que de Kanaky. Que nous en avons usé de l’encre à La voix du Caillou à le dire et à le répéter ! Alors maintenant que l’on attend la réunion du 16 à l’Élysée, on le sait et les penseurs parisiens le savent, ils ne peuvent plus faire comme s’ils n’avaient pas entendu. Et que vont-ils faire maintenant qu’ils savent ? Eh bien, ils n’ont d’autres optiques que d’avancer. Ça veut dire qu’à Paris, ils n’ont plus d’autres choix que d’acter qu’ils devront faire sans le FLNKS qui ne veut que de l’Indépendance kanak et socialiste. Et parce qu’il a trop longtemps tergiversé en imaginant vainement un consensus unanime, que certains partis calédoniens lui faisaient croire toujours possible, l’État, plus que jamais, se retrouve au pied du mur. Il va lui falloir un courage qui lui a manqué et une détermination dont il n’a pas encore fait preuve. Mais au moins, désormais, les choses sont claires et l’on sait précisément ce que veulent les uns et les autres. Une dernière chose : qu’importe ce qui sera décidé, dès lors que la volonté démocratique des Calédoniens sera respectée.
Nicolas Vignoles



