La France va-t-elle faire face à un nouveau séisme politique ? Selon des informations du Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a « donné instruction au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, de préparer l’organisation d’éventuelles élections législatives aux dates des municipales, les 15 et 22 mars ». Une indiscrétion politique alors que le chef du gouvernement est sous la menace de deux motions de censure, de la part du Rassemblement national et de la France insoumise, concernant l’adoption du traité de libre-échange adopté par l’Union européenne en fin de semaine dernière. « Soyons clairs. Je ne veux ni de la censure, encore moins de la dissolution. Mon combat, c’est la stabilité et repousser le désordre », a tempéré, dimanche, Sébastien Lecornu dans un entretien avec Le Parisien. « La motion de censure enverrait un signal dramatique au moment où on cherche le compromis », a-t-il poursuivi. Mais, alors que le Parti socialiste devrait voter contre selon plusieurs médias, ces motions, qui doivent être débattues mardi et mercredi au Palais Bourbon, n’ont que peu de chances d’aboutir.
Une signature à venir
La tension ne retombe pas. Malgré l’opposition de plusieurs pays européen, dont la France, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a confirmé qu’elle signera le traité de libre-échange avec le Mercosur, samedi 17 janvier, au Paraguay. En attendant, les agriculteurs restent mobilisés. Dimanche soir, au Havre, quelque 150 professionnels ont, par exemple, bloqué l’entrée du port. Des actions fortes alors que de nombreux barrages persistent aux quatre coins de la Métropole. Pour les agriculteurs français, cet accord commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés d’Amérique Latine moins chers et pas forcément respectueux des normes européennes, faute de contrôles suffisants.
Claire Gaveau




