Un mois après sa création, la Fédération des artisans du kava (FAK) poursuit sa structuration avec un règlement intérieur et multiplie les rencontres institutionnelles, dont une prévue avec l’auteur du projet de loi, Christopher Gygès.
Près de cinquante personnes se sont retrouvées samedi pour la quatrième réunion de la Fédération des artisans du kava. Une mobilisation impressionnante pour une organisation qui ne comptait que trois membres à sa création. « On a commencé à trois, il y a deux mois, on n’est pas loin de cinquante aujourd’hui », constate José Bourgine, président de la FAK et gérant du nakamal La Meute à Ducos. Cette croissance témoigne d’une prise de conscience collective face au projet de loi visant à encadrer les établissements de vente et de consommation de kava. L’objectif de cette réunion était clair : adopter un règlement intérieur pour structurer la jeune fédération. La FAK rassemble désormais 25 gérants adhérents, deux importateurs et trois laboratoires, principalement de Nouméa, de Païta et du Mont-Dore. Mais la fédération affiche ses ambitions : d’ici quatre mois, elle ne conservera que les membres en règle, dotés d’une patente, d’un RIDET, et respectant des normes d’hygiène strictes. « Il faut que nous, on puisse prouver à l’État, au gouvernement et aux mairies que nous sommes en règle […] », insiste le président.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Légende photo : Une fédération qui grandit et qui a pour ambition de faire les choses bien, sans se précipiter.
Claire Rio-Pennuen



