Entre les bilans 2025 et les perspectives 2026, j’ai l’impression en effet que nous n’avons guère de choses Ă rajouter. Ça n’a pas Ă©tĂ© très long non plus Ă dĂ©tailler et, pour l’une et l’autre de ces deux annĂ©es, le vocabulaire employĂ© aura Ă©tĂ© quasiment similaire : marasme, inquiĂ©tude, incertitude, que l’on a contrebalancĂ© comme on a pu avec souhaits, vĹ“ux, jusqu’à espoir et parfois mĂŞme espĂ©rance. Mais vous comme moi avons vite fait le tour de la question. Du coup, effectivement, nous avons l’impression de nous ĂŞtre tout dit, voire de ne plus savoir quoi nous dire, sinon qu’il nous faut attendre et que le salut viendra peut-ĂŞtre un jour. Ainsi, Ă nous qui jouons les sĹ“urs Anne depuis 2021, on nous rĂ©clame encore un peu de patience, comme si nous en Ă©tions remplis Ă en dĂ©border. Pensez, cela fait depuis le troisième rĂ©fĂ©rendum que l’on attend et que l’on espère ; on peut donc imaginer que l’on exige de nous de demeurer comme nous sommes ! Ah oui, bien malin celui qui voit comment sera 2026, ce que cette annĂ©e portera d’espoirs comme de dĂ©sillusions, de quiĂ©tude comme d’angoisse. On pourrait demander aux mages et autres dĂ©chiffreurs d’avenir, mais je ne suis pas certain qu’ils soient si prompts que ça Ă vouloir nous divulguer ce que, selon eux, sera cette annĂ©e qui dĂ©bute, si jamais ils en avaient la vision. Et peut-ĂŞtre, si ça se trouve, vaut-il mieux en effet ne pas savoir maintenant ce que 2026 nous rĂ©serve…
Nicolas Vignoles




