Ils ont pris pour cible un symbole de l’État. Le 30 novembre dernier, six jeunes ont jeté des cailloux sur la brigade de gendarmerie, ainsi que sur les logements et les véhicules du personnel.
L’enquête a permis l’interpellation de l’ensemble du groupe, dont les motivations restent, pour l’heure, inconnues. Si cinq des caillasseurs ont été rapidement appréhendés, ce n’est pas le cas du sixième, qui a donné du fil à retordre aux enquêteurs. Âgé de 22 ans, il avait quitté l’île le jour même des faits. Interpellé par la suite, il a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nouméa. « Il faisait l’objet d’un mandat de recherche depuis les faits », précise la procureure de la République, qui requiert son maintien en détention provisoire jusqu’à la prochaine audience. Déjà condamné à neuf reprises, dont quatre pour des faits de violence, le prévenu avait été libéré du Camp-Est en mars dernier, avant de se retrouver à nouveau impliqué dans une affaire judiciaire. « Il ne se savait pas recherché et n’avait aucune intention de fuir. Un placement sous contrôle judiciaire ou une assignation à résidence avec surveillance électronique suffirait jusqu’à son procès », a plaidé son avocate, Me Christelle Affoué. Le procès a été fixé au 16 janvier. Les magistrats ont ordonné un mandat de dépôt.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



