À Caracas, Maduro, un jour il est là , le lendemain il n’est plus là ! Trump a estomaqué le monde en enlevant au nez et à la barbe de son peuple, de sa police et de son armée — alors certes un dictateur, mais quand même un président en exercice. Les USA nous avaient déjà fait le coup avec Ben Laden, mais ce dernier n’était pas chef d’État, et avec Noriega au Panama, mais il avait fallu 30 000 marines pour le capturer. Avec Maduro, il a suffi de quelques hélicos et de commandos pour embarquer un président manu militari. Que se serait-il passé si l’on avait fait la même chose à l’époque avec Hitler ou Staline ? En tous les cas, que l’on dénonce l’opération ou qu’on l’approuve, Trump définit un nouvel ordre mondial et montre au monde — qui l’aurait peut-être oublié — toute la puissance de l’Amérique. Et cela au moment où Poutine a enkysté son armée rouge en Ukraine et où Xi Jinping semble avoir quelques soucis internes avec son APL, Armée populaire de libération. Et Trump ne va pas s’arrêter au fait d’avoir quasiment kidnappé un chef d’État. « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce qu’une transition sûre, appropriée et judicieuse puisse avoir lieu », a-t-il déclaré. C’est tout à fait stupéfiant pour les uns, inquiétant pour les autres, mais il faut bien comprendre que Trump a effectivement l’intention de mettre en œuvre le programme sur lequel il a été élu, « Make America Great Again », MAGA, et cela passe par toutes les actions possibles et inimaginables !
Nicolas Vignoles



