Selon le syndicat FO Justice, plusieurs incidents ont émaillé les nuits des 25 et 26 décembre dernier. Selon le syndicat, à l’occasion de contrôles, les rondiers de nuit ont constaté que les caillebotis des fenêtres de deux cellules du Quartier Maison d’Arrêt des Hommes (QMAH) avaient été sérieusement dégradés. De plus, un sanitaire a été entièrement détruit et les agents du service pénitentiaire ont également mis la main sur une barre de fer. « Ces cellules suroccupées, à raison de quatre détenus chacune, écrit le syndicat, ont dû être vidées en urgence. »
Des dégradations qui annoncent le pire
Pour FO Justice, ces incidents sont à prendre très au sérieux. « Seul le professionnalisme exemplaire des agents rondiers et des gradés de nuit a permis d’empêcher que ces actes délibérés ne se transforment en incident grave, dit le syndicat. FO Justice n’est pas dupe, ces velléités volontaires n’avaient rien d’anodin, leurs intentions étaient claires et dangereuses, l’alerte doit être prise au sérieux ! ». Pour le syndicat, ces faits sont « d’une extrême gravité », qui auraient pu entraîner « des conséquences dramatiques tant pour les personnels que pour la sécurité de l’établissement ». Et FO Justice y voit même des signes avant-coureurs, « des dégradations qui annoncent le pire ». C’est pourquoi le syndicat réclame qu’on ne les minimalise pas et que la direction de l’établissement agisse en conséquence. Ainsi, il appelle à « la suppression immédiate des rondes en zones neutres, remplacées par l’installation de dispositifs de vidéoprotection adaptés et des sanctions disciplinaires exemplaires à l’encontre des auteurs ».
Nicolas Vignoles




