Le Conseil d’administration de l’usine du Nord, prévu hier 1er février, a été reporté. Il se tiendra à Paris la semaine prochaine.
C’est au cours de cette réunion des actionnaires et des dirigeants qu’une décision concernant KNS devait être prise. La mise en sommeil de l’usine fait partie des options. Le report de ce conseil d’administration est peut-être une bonne nouvelle.
Le couperet n’est pas tombé. Il semble en fait que l’État ait fait pression pour qu’aucune décision ne soit prise immédiatement. S’il semble que le pacte nickel proposé par le ministère de l’Économie et des Finances, ne sera pas signé dans les temps (aucun des actionnaires des 3 usines, Trafigura, Eramet et Glencore n’ayant encore répondu), le ministère de Bruno Le Maire confirme la poursuite des discussions. Et c’est dans ce contexte qu’il est annoncé que des rencontres auront lieu la semaine prochaine à Paris entre l’État, Glencore, la SMSP et KNS, rencontres organisées à l’initiative de l’État. Tous les scénarii sont envisagés, précisait le président de KNS Neil Meadow, dans un communiqué interne la semaine dernière. Parmi ceux-ci, et si l’on en croit l’agence de presse américaine Bloomberg, spécialisée dans l’industrie et la finance, dans une dépêche reprise notamment par le Financial Times, Glencore envisagerait de demeurer actionnaire de KNS (le tradeur suisse l’est actuellement à 49%), mais uniquement pour financer l’exportation de minerai, éventuellement vers ses propres structures industrielles. Mais en effet les discussions se poursuivent, notamment sur la question du besoin en trésorerie des 3 usines, besoins estimés à quelque 180 milliards de francs. Discussions ainsi avec la SLN et Prony Resources pour lesquelles l’obtention de prêts relais sont envisagés. Le prêt qu’accorderait l’État à l’usine du Sud lui permettrait de « tenir » le temps pour elle de retrouver un actionnaire en lieu et place de Trafigura présent au capital à hauteur de 19%. On attend également confirmation de la subvention-énergie grâce à laquelle l’État soutiendrait les 3 métallurgistes à faire face à leurs dépenses d’énergie.




