Selon une information publiée hier par le journal Le Monde, la consultation anticipée des Calédoniens sur l’accord de Bougival ne semble plus être à l’ordre du jour.
Alors qu’une délégation du FLNKS conduite par son président Christian Tein a quitté la Nouvelle-Calédonie pour Paris, afin d’y rencontrer les groupes politiques nationaux, Nathalie Guibert, journaliste au Monde, annonce que la consultation des Calédoniens devrait être abandonnée. « L’exécutif renonce pour l’heure à cette initiative contestée. », écrit-elle. Le projet de loi organisant cette consultation, et pour lequel le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a rendu un avis favorable la semaine dernière, ne devrait donc pas être présenté ce mercredi 17 décembre en Conseil des ministres.
Une initiative de Macron ?
Comme nous le signalions dans une précédente édition, le chef de l’État devrait reprendre l’initiative. Le Monde confirme ainsi que « le président de la République, Emmanuel Macron, devrait de nouveau tenter de relancer le dossier de l’avenir institutionnel du territoire en réunissant l’ensemble des partenaires calédoniens à la mi-janvier 2026 ». Cette réunion, si elle devait se tenir, ce qui n’est pas encore confirmé à l’heure actuelle même si le principe est « à l’étude », pourrait prendre la forme d’un nouveau « conclave », comme cela avait été le cas à Bougival.
Il est certain que ce report ou l’abandon de la consultation anticipée contribue à faire patiner davantage encore le processus de mise en œuvre de l’accord de Bougival, en même temps qu’il serait un désaveu de l’action de la ministre des Outre-mer. Mais cela interroge sur les raisons qui conduiraient le gouvernement à une telle décision : est-ce parce que le FLNKS y est opposé comme il l’est pour l’accord de Bougival dans sa globalité ? Est-ce parce que l’avis favorable du Congrès a été rendu à une petite majorité ? Par ailleurs, le conclave élyséen dont il est question constituera-t-il une relance de Bougival ou la négociation d’un nouvel accord ? Il faudra vite des réponses.
À noter que l’on attend maintenant la confirmation officielle de cet abandon. Les responsables politiques indépendantistes et non-indépendantistes que nous avons contactés ne confirmaient pas l’information.
Nicolas Vignoles




