Le syndicat intercommunal du Grand Nouméa, le SIGN, a organisé samedi sa première matinée d’adoption à sa fourrière de Ducos avec son partenaire, l’association Animal Action. Trois chiens sur six ont été adoptés.
Le syndicat intercommunal du Grand Nouméa poursuit ses initiatives en faveur du bien-être animal. Après l’inauguration en mai dernier d’une aire de promenade clôturée, le SIGN a organisé ce week-end sa première matinée d’adoption. Une vingtaine de visiteurs a répondu à l’appel, et la moitié des chiens de la fourrière de Ducos, soit trois sur six, ont eu la chance d’être adoptés. « C’est pour nous quelque chose de très positif », affirme Olivier Berthelot, le président du syndicat intercommunal du Grand Nouméa. « Vingt personnes sont venues, alors que la fourrière se trouve au bout de Ducos, et que ce n’est pas forcément intuitif de se rendre là pour adopter ».
L’initiative est venue d’Animal Action, l’une des deux associations partenaires du SIGN avec la SPANC. « Les visiteurs ont été agréablement surpris par les installations, par la propreté des lieux et la bienveillance des agents à l’égard des animaux », se réjouit Olivier Berthelot. « Ça nous aide à faire évoluer l’image de la fourrière ». Les méthodes du syndicat intercommunal du Grand Nouméa ont en effet largement évolué ces cinq dernières années.
De moins en moins de chiens en fourrière
Conséquence, les chiens capturés et placés en fourrière sont de moins en moins nombreux : 1 570 en 2020, contre 390 en 2025. Olivier Berthelot, qui assume la présidence du SIGN depuis trois ans, l’explique par l’évolution des mentalités, mais surtout par le recours systématique à l’identification sur le terrain. « Nos gardes-champêtres sont équipés de lecteurs de puces électroniques. Le propriétaire récupère immédiatement son animal. Il écope tout de même d’une amende de 3 000 francs, car les chiens n’ont pas vocation à se trouver sur la voie publique, où ils peuvent mordre ou provoquer un accident de voiture. Notre première mission, c’est la sécurisation de l’espace public ».
Si un chien est amené à la fourrière, le SIGN publie des photos sur son site et sa page Facebook. Elles sont aussi relayées par les associations. Les propriétaires avertis peuvent venir récupérer leur animal à la fourrière. La facture est alors de 6 000 francs, puis de 3 500 francs par jour dans la limite de 34 000 francs. Sans propriétaire ni adoptant, l’animal est voué à l’euthanasie. « Comme on a de moins en moins d’animaux à la fourrière, on les garde plus longtemps, jusqu’à trois ou quatre mois », précise Olivier Berthelot. D’où l’intérêt de renouveler, de manière ponctuelle ou régulière, le recours à des adoptions sur site. La réflexion est en cours.
Isabelle Peltier



