Hier, en collégialité, le gouvernement a adopté deux projets de loi du pays, après leur examen par le Conseil d’État. L’un concerne les nakamals, l’autre la simplification des procédures administratives. Explications.
Le premier texte adopté est un véritable serpent de mer. Il vise à encadrer l’ouverture et l’exploitation des nakamals, « aujourd’hui considérés comme des salons de thé », comme l’a rappelé Christopher Gygès, porte-parole du gouvernement. « Il y en a qui sont très bien, mais certains accueillent du trafic de drogue, donc il était urgent de pouvoir réglementer ». L’objectif poursuivi par l’exécutif est de préserver la dimension culturelle de cette boisson traditionnelle, tout en garantissant santé et sécurité aux Calédoniens. « L’idée, c’est que ça ressemble à ce qu’on fait pour les établissements de débits de boisson », a résumé le membre du gouvernement. Le texte prévoit un système de licence obligatoire, un nombre maximal d’établissements par commune, et des restrictions géographiques pour éviter la proximité des nakamals avec les écoles et les établissements de santé. « Le fait d’avoir une licence et une structure encadrée permettra de professionnaliser ces établissements et de fermer ceux qui ne respectent pas les règles », a ajouté Christopher Gygès. Les nakamals auront six mois pour solliciter une licence d’exploitation, puis six mois de plus pour « se mettre en conformité avec l’obligation de détenir des connaissances suffisantes pour assurer la préparation du kava dans des conditions de nature à garantir sa salubrité ». Ce projet de loi, « fortement attendu par les communes », va maintenant prendre le chemin du Congrès auquel il sera soumis dans les prochaines semaines.
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Béryl Ziegler



