En se réveillant ce vendredi 5 décembre, les Calédoniens ont découvert dans leur sabot le plan de relance de l’État, sans doute le plan le plus massif que l’on ait jamais connu. Noël avant l’heure ?
On attendait le plan de relance de l’État, et certains même s’impatientaient, le plan a été annoncé et détaillé. Le 1er ministre Sébastien Lecornu a adressé un courrier à l’ensemble des élus, les informant de la mise en Å“uvre de ce plan « exceptionnel et temporaire ». Un plan directement issu de l’accord de Bougival dont l’un des objectifs, rappelle le Chef du gouvernement, « était de parvenir à la conclusion d’un pacte de refondation économique entre l’État et la Nouvelle Calédonie ». Un plan d’une ampleur inégalée de 264 milliards de francs cfp sur 5 ans, conditionné évidement au vote du budget 2026 de la France. Â
Un plan de 5 ans
Évoquant Bougival et le pacte économique et social qui en découle, Sébastien Lecornu précise aux élus calédoniens que « ce pacte repose sur un principe fondamental : la réciprocité des engagements et la responsabilité partagée entre les parties ». À travers lui, l’État s’engage à soutenir massivement la Nouvelle-Calédonie au cours des cinq prochaines années, en la dotant des moyens financiers et en ingénierie nécessaires à l’atteinte de ses objectifs. En retour, la Nouvelle Calédonie devra mettre en Å“uvre les réformes indispensables au rétablissement de son économie, retrouver un équilibre budgétaire et se doter progressivement des moyens réels de son autonomie financière. À l’issue de cette phase de soutien exceptionnel et temporaire, la Nouvelle-Calédonie devra être en capacité d’assumer seule le financement de l’ensemble de ses compétences ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.




