À l’appel d’une intersyndicale, près de 200 salariés et sous-traitants de la Nickel Mining Company (NMC) se sont réunis mercredi matin devant le Haut-commissariat pour exprimer leur inquiétude face à l’avenir de l’entreprise et demander du soutien à l’État.
Selon les syndicats, la situation est « d’une gravité exceptionnelle » pour la NMC, société d’extraction minière détenue à 51 % par la SMSP, qui compte quatre centres miniers sur le territoire (Ouaco, Poya, Nakety et Kouaoua) et approvisionne en minerai l’usine métallurgique offshore de Gwangyang en Corée du Sud.
Depuis dix-huit mois, sa production est ralentie par des blocages. Pour maintenir la tête hors de l’eau, la société a opéré un plan social et placé ses salariés au chômage partiel, avant de réduire leur temps de travail de 39 h à 35 h il y a quelques mois. Mais cela ne suffit pas. Or à l’approche d’un premier trimestre capricieux en termes de météo, qui risque d’impacter l’extraction minière, la NMC tire la sonnette d’alarme. Sans financement sécurisé à très court terme, plus de 600 emplois directs et près de 2 000 emplois indirects sont menacés, selon l’intersyndicale, avec un impact immédiat sur les familles et villages dépendant de l’activité minière.
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Béryl Ziegler




