« Le FLNKS, nous n’avons plus rien à y faire »

Après le Palika, vendredi dernier, l’Union progressiste en Mélanésie a acté sa sortie du FLNKS, dont il était l’un des membres fondateurs. Le parti présidé par Victor Tutugoro estime ne plus se retrouver dans les idéaux et la vision du Front.

Sans surprise. Après le Palika la semaine dernière, l’Union progressiste en Mélanésie (UPM) a officialisé à son tour sa rupture avec le FLNKS-nouveau. Une motion adoptée à l’unanimité par dix comités présents durant le 42e congrès de l’UPM qui s’est déroulé du 14 au 16 novembre à la tribu de Goyetta (Ponérihouen).

« Une partie de la mouvance s’est largement radicalisée »

Dès son introduction, le président de l’UPM a planté le décor : « La situation politique en Nouvelle-Calédonie est extrêmement difficile », entre les tensions sociales post-13 mai et l’incertitude institutionnelle. À cela s’ajoute, dit-il, « l’instabilité politique en France », qui pèse sur l’aide à la reconstruction. Victor Tutugoro a ensuite tenu à rappeler les valeurs fondatrices du FLNKS en 1984, à savoir « créer un rapport de force avec l’État français pour la reconnaissance de l’identité kanak, et pour pouvoir ensuite refonder le pays avec les autres communautés. » Et ce, en privilégiant « le dialogue et la négociation pour bâtir la souveraineté du pays. » Des principes qu’il estime aujourd’hui mis à mal par le Front. Selon Victor Tutugoro, « une partie de la mouvance indépendantiste s’est largement radicalisée ces derniers temps au travers de l’outrance et de la menace », au détriment des valeurs historiques du mouvement.

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Légende photo : L’UPM a fait le point, hier, sur les décisions adoptées lors de son 42e congrès à Goyetta, qui a réuni dix comités sur les quinze que l’UPM comporte, et quelque 120 personnes.

Béryl Ziegler

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